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Romain Puértolas répond aux questions du Bouquinovore !



Bonjour Romain,


Depuis ton premier roman “ L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa” publié par les éditions Le Dilettante en 2013, il semblerait que tu n’arrêtes pas une minute, toujours avec la bougeotte. Entre les deux romans qui ont suivi “ La Petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la Tour Eiffel” et “ Re-vive l'Empereur !”, la promotion de ces derniers et sans oublier l’adaptation pour le grand écran du fakir, quand vis-tu ?

Il n’y a plus aucun doute, tu es devenu un des auteurs incontournables de la littérature française.

Pourrais-tu nous expliquer une journée type de Romain Puértolas l’écrivain ?
R.P : Si ma femme, qui est médecin, travaille aux urgences ce jour-là, c’est moi qui emmène mes enfants à l’école, un peu avant 09h00. Sinon, je reste au lit jusqu’à 09h00 (09h30 quand je suis fatigué, ou de retour de voyage). Je déjeune, allume mon portable, consulte mes mails et mets une machine à laver. Ensuite, je me mets à l’ordinateur. Je réponds à des mails de travail si j’en ai, prépare mes prochains déplacements en prenant des billets d’avion, ou me mets à écrire le (ou les) roman sur lequel je travaille à ce moment-là. Je fais toutes les recherches que je dois faire sur Internet (situation de mon histoire sur Google Maps, documentation, etc.). Peu avant 14h00, je prépare le repas pour ma femme, qui rentre du travail. Après manger, je continue d’écrire jusqu’à 16h00, heure à laquelle je vais chercher mes enfants à l’école. Je joue avec eux, leur donne le bain. Après diner, je regarde la télévision avec ma femme jusqu’à ce qu’elle aille se coucher vers 23h30. Ensuite, je reprends l’écriture jusqu’à 01h30. Cette journée s’applique le lundi et mardi, car en général, je pars en tournée le mercredi jusqu’au vendredi ou samedi. En réalité, j’ai la vie de tout le monde. J’écris énormément dans l’avion et le train, et sur le téléphone portable.

Quel est ton meilleur souvenir de rencontre avec tes lecteurs ?
R.P : J’aime beaucoup rencontrer mes lecteurs. J’aime voir à quoi ressemble les gens qui lisent mes libres. Quelquefois, je suis surpris. Je vois des personnes sérieuses qui me disent adorer ce que je fais, pourtant très fou. Ca me fait rire, ce décalage. J’aime que les gens soient plus fantaisistes et fous que ce qu’ils ne paraissent. Difficile de choisir un meilleur momento. Ils ont tous quelque chose de magique et tous les jours je me dis que j’ai énormément de chance.

Peux-tu nous en dire un peu plus sur ce futur roman ?
R.P : Non. Ahah! J’ai déjà écrit un roman et me suis lancé dans un deuxième. Je proposerai ensuite à mon éditeur celui que je préfèrerai des deux, un peu avant juillet. Il devrait sortir l’année prochaine. Je viens d’écrire une nouvelle pour un recueil du Livre de Poche pour Unicef (sortie 11 mai), et je suis en train d’en écrire une autre pour le nouveau 13 à table (sortie noviembre 2016).
Si le manuscrit que je suis en train d’écrire plait à mon éditeur, alors je peux vous dire que mon prochain roman sera un policier… mais très marrant et loufoque, bien sûr!

Dans combien de pays différents as-tu voyagé grâce à tes romans depuis 2013 ?
R.P : Tous les pays d’Europe, Canada, Afrique du Sud, Taiwan, Singapour, beaucoup de pays… J’adore les voyages, je suis gâté.

Parlons maintenant du film du Fakir.
Tu es l’un des scénaristes du film, qu’à tu appris de cette nouvelle expérience ?
R.P : A écrire un scénario. Ahaha. C’est tellement différent. Il y a beaucoup de contraintes dans les ressorts, la structure. Je préfère faire ce que je veux, et donc écrire des romans, c’est clair.

Le tournage du film a-t-il commence ?
R.P : Non, il devrait commencer en juin en Inde.

Pour quand est prévue la sortie du film ?
R.P : Normalement, pour Cannes 2017. Mais cela prend toujours un peu de retard.

Je sais que ton actualité du moment est ton dernier roman “Re-vive l’empereur”, mais quand lira-t-on une nouvelle histoire de Romain Puértolas?
R.P : Je vous l’ai dit, dans les deux nouvelles qui sortiront cette année, puis dans mon prochain roman, l’année prochaine. Je n’ai pas encore de date.

Peux-tu nous en dire un peu plus sur ce futur roman ?
R.P : Ce ne sera pas un polar, ce sera un poilar, parce qu’on se poile ! Tout en cherchant un criminel et en apprenant des anecdotes sur la littérature.

Pour finir, quel roman lis-tu en ce moment?
R.P : Je lis Baudolino de Umberto Eco, dans le salon, Ser feliz en Alaska dans les toilettes, et Albert sur la banquette arrière en voyage.

Et quel est ton coup de coeur livresque de l'année 2015 voir 2016?

R.P : J’en ai trop! Philida, de André Brink, El secreto de la modelo extraviado, de Mendoza, Confessions d’un jeune romancier, de Eco, Journal d’un vampire en pyjama, de mon ami Mathias Malzieu.



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Frédéric Beigbeder à Barcelone (Vidéo)



Frédéric Beigbeder était de passage à Barcelone pour la présentation de son dernier roman traduit en catalan et en castillan Oona et Salinger. Il a était interviewé par l’équipe de la radio des Français de Barcelone Radio Equinox.

L’animateur revient sur son roman l’égoïste romantique parut en 2005, où l’auteur parle énormément de la capitale catalane. Des grandes soirées barcelonaises, de ses Ramblas qui vont jusqu'à la mer.

Il comprend d'ailleurs pourquoi tellement de français partent vivre à Barcelone, car selon lui, Barcelone est une ville bien que gigantesque où il fait bon vivre. Il parle de Barcelone comme d’une ville baudelairienne.

Bref, une interview à écouter sur cette ville que j’aime et où je vis depuis bientôt dix ans.





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Romain Puértolas revient sur son parcours depuis le Fakir et nous parle de son nouveau roman.



C'est aujourd'hui que sort en librairie " La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la tour Eiffel", à  cette occasion je vous propose de découvrir une interview que j'ai pu faire à Romain Puértolas, nous revenons sur son parcours avec le Fakir et nous parlons de son nouveau roman.

Bonjour Romain,

Le 21 août 2013 sortait dans toutes les librairies de France et de Navarre L'extraordinaire voyage du Fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea, malgré un titre à rallonge ton roman est devenu un ovni littéraire, une bête de concours, mais aussi un succès en librairie.

Nous avons suivi les aventures d'Ajatashatru (le fakir), mais aussi ton extraordinaire aventure dans le monde médiatico-littéraire, sur tous les plateaux de télévision, dans la presse écrite et à la radio du monde entier.

Le fakir est passé d'un livre papier, au numérique en passant par une version gros caractères pour les malvoyants et une version audio lue par Dominique Pinon.

Le 21 août 2013 sortait dans toutes les librairies de France et de Navarre L'extraordinaire voyage du Fakir qui était resté coincé dans une armoire IKEA, malgré un titre à rallonge ton roman est devenu un ovni littéraire, une bête de concours, mais aussi un succès en librairie.

Pour ta part, tu as laissé la police pour te dédier pleinement à l'écriture, de Paris, tu es parti avec ta petite famille t'installer à Malaga.

En somme, cette année semble avoir était pour toi une année extraordinaire.

La première question qui me vient à l'esprit. T'attendais-tu à un tel succès ?
Bien sûr que non. Je ne pensais même pas être publié à l’époque puisque je venais de recevoir ma lettre de refus numéro 21 ! J’avais fait le deuil d’être publié un jour mais chaque fois que je finissais un manuscrit je l’envoyais par réflexe à une maison d’édition, comme quelqu’un qui joue au Loto en sachant pertinemment qu’il ne gagnera jamais.

Comment as-tu vécu cette année de folie ?
Comme une année de folie ! De nombreuses rencontres avec mes lecteurs un peu partout dans le monde. Cela devient comme une drogue. Il faut garder les pieds sur Terre et toujours être toi même, c’est la recette pour ne pas te noyer.

Quel est ton meilleur souvenir de cette année écoulé ?
J’en ai quarante mille ! Des rencontres avec des lecteurs qui me disent que ça fait du bien de sourire, des rencontres avec des gens célèbres, recevoir les PDF de mes couvertures à l’étranger, mettre mes Fakirs du monde entier sur la petite étagère de mon salon. C’est cela qui me rappelle que cette histoire est bien réelle et que je n’ai pas rêvé. Si le rêve s’arrêtait maintenant, je serais déjà heureux de tout ce que j’ai vécu.

Combien de traduction a connu le fakir et dans combien de pays le livre est-il publié ?
Plus de 40 pays et trente-six langues. Les dernières en date sont l’arabe et le thaïlandais. Et moi qui, au début de l’aventure, ne souhaitait qu’une seule chose, le sortir en Espagne ! Je ne demandais que cela. Et finalement, j’ai tout eu ! Je suis chanceux, et j’en suis conscient.

Pour quand la version poche du Fakir et chez quel éditeur ?
Les cloches de Pâques 2015 lâcheront la version poche du Fakir, chez Le Livre de Poche.

As-tu continué d'écrire pendant la promotion de ton livre ? (Ok, je connais déjà la réponse)
Bien sûr ! Je n’arrête pas. J’ai toujours écrit dans le mouvement, dans le métro, le RER. Maintenant j’écris dans l’avion, dans le train, dans les chambres d’hôtel. Ca ne change pas.

Venons-en maintenant à ton prochain roman La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la tour Eiffel qui sortira le 7 janvier 2015.
Pourquoi encore un titre a rallonge pour être sûr que les gens est du mal à se souvenir du titre ?
Non, parce que j’adore cela ! Cela fait partie du conte, du merveilleux. Le titre est en lui-même un voyage. Mais je peux vous déjà vous dire que celui sur lequel je travaille aura un titre plus court.

Pourquoi avoir attendu plus d'un an pour sortir ce nouveau roman ? Car si je ne me trompe tu as écrit ce roman il y a quelque temps déjà.
Ca, il faut le demander à mon éditeur ! J’ai écrit ce roman en deux semaines et demie et j’ai dû attendre plus d’un an pour le voir dans les librairies, un peu comme le fakir !

As-tu quelques appréhensions après le succès du fakir, que les lecteurs ne suivent pas ?
Oui, c’est normal. On se pose des questions quand on a eu un tant soit peu de succès avec son premier livre. J’espère que mes lecteurs seront au rendez-vous car je leur ai préparé une grande surprise. J’ai mis beaucoup d’émotion dans ce livre, tout en gardant l’humour et l’aventure. J’ai ajouté aussi un coup de théâtre surprenant !

Peux-tu nous dire en quelques mots la trame de ce nouveau roman ?
Providence, une factrice parisienne, part un jour au Maroc chercher la petite fille qu’elle vient d’adopter. Mais un volcan islandais se réveille à ce moment-là, l’empêchant de décoller. Elle devra trouver un autre moyen de transport pour se rendre à Marrakech, et ce n’est pas une armoire Ikea. C’est quelque chose de merveilleux… et qu’on a tous rêvé un jour de faire.






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Interview de Valentine des éditions Stock

Mardi 3 juin 2014, j'ai quitté ma petite ville de Barcelone pour aller à Paris et rencontrer Valentine et Sarah du service Presse des éditions Stock.

Et j'ai eu la chance de me voir présenter les futures parutions pour la Rentrée Littéraire 2014. Rien que pour moi tout seul... Bon ok, pour un petit changement dans le calendrier cette rencontre avec plusieurs blogueurs à due être décalé et comme votre serviteur habite de l'autre côté de la frontière, je ne pouvais tout simplement pas changer mon billet d'avion. Alors comme ils sont très gentils chez Stock, ils ont accepté de me rencontrer et de me faire cette petite présentation.

Donc première info l'année dernière Stock proposait 9 romans et cette année, ce sont 11, soit deux de plus et non des moindre ;) .

Et c’est aussi le moment idéal de poser quelques questions à Valentine, l’un de  ces travailleurs discrets mais efficaces qui nous permettent à nous lecteurs d’assouvirent notre passion de la lecture.

Quand je serai grand, je veux être comme vous et comment fait-on pour un jour travailler chez Stock ? Qu'avez-vous fait comme études pour cela ?
Valentine: Après un bac S option math, j'ai fait hypokhagne / khagne BL puis une école de commerce avec une majeure de management culturel. Un stage de marketing dans un groupe de cosmétiques, trois stages en maisons d'édition, et hop, me voici désormais chez Stock.

Pourquoi avez-vous décidez de travailler  dans le monde de l'édition ?
Pour travailler avec des gens qui, souvent, ont une belle curiosité.

Avez-vous un genre littéraire de prédilection ?
Valentine:...de non-prédilection plutôt. Je n'ai jamais accroché avec les polars par exemple, sauf

Etes-vous des bouquinovores ? Combien de romans dévorez-vous par mois par exemple ? Où lisez-vous ?
Valentine: bouquinovore oui, modérée, je ne sais pas. En moyenne un livre par semaine, mais cela varie. Je peux lire partout, chez moi, dans les transports, en terrasse, voire même en salle de sport.

Quel est pour vous Le roman des romans ? Et pourquoi?
Valentine: je n'ai, bizarrement (?), pas de roman préféré. Mais beaucoup de coups de cœur, évidemment.

Après le roman, la question va de soi, quel est votre auteur favori ?
Valentine: j'ai souvent considéré mes auteurs favoris comme des amis, dont je lisais tout, et qui ont accompagné certaines périodes de ma vie. Pearl Buck, Victor Hugo, Jules Verne, John Steinbeck, puis Michel Tournier, Hermann Hesse, Julien Green, Julien Gracq, Louis Aragon, puis Milan Kundera, Stefan Zweig, puis puis puis...!!!

Et en ce moment, quel roman êtes-vous en train de lire ?
Valentine: j'écoute ! Au revoir là-haut, de Pierre Lemaître, en audiolib !

Pouvez-vous nous parler un peu des éditions Stock et aussi des différentes collections qui existent, car lorsque vous m'en avez parlé, je ne le savais pas et je ne pense pas être le seul ?
Valentine: C'est la plus vieille maison d'édition en France (et donc dans le monde, sans doute)... Stock a plus de 300 ans !
Ses collections se déclinent en différentes couleurs :
La Bleue, La Forêt, La Crème, La Framboise écrasée pour la littérature française
La Cosmopolite (rose ou prune) pour la littérature étrangère
La Grise, Les Essais, Un ordre d'idées pour les essais
Certains livres sont hors collection.
Et pour connaître la belle histoire, il faut aller sur notre site 
Merci Jeremy pour cette interview !


Vous pouvez retrouver Valentine sur Twitter @ValentineLayet
Et voici également les liens pour suivre les éditons Stock sur Twitter et Facebook


Nos Années Récré A2 : Interview de Sébastien Carletti

Lorsque l’on pense aux années 80’s, on ne peut passer à côté de Sébastien Carletti, auteur de plusieurs ouvrages qui font la part belle à cette décennie tellement exceptionnelle, n’ayons pas peur des mots.

Moi-même enfant des 80’s, je suis heureux de pouvoir interviewer l’une des mémoires de ces années douce. 

Sébastien Carletti est entre autre l'auteur de l'ouvrage chroniqué sur le blog "Nos Années Récré A2". Je vous laisse découvrir ma chronique ici, mais je peux déjà vous dire que ce livre magnifiquement documenté est un livre à avoir pour un enfant des 80's.

Commençons par le commencement, qui êtes-vous ?         
Juste un ancien gamin des années 80, puisque né au milieu des années 70. Je ne suis pas auteur à temps plein, je fais cela à l'occasion, pour des projets qui me tiennent à coeur et qui sont en plus "viables" commercialement (je n'ai pas de pudeur à le dire).

Pourquoi et comment vous ai venu cette passion pour les 80’s ?
Depuis toujours j'entretiens mes souvenirs, mon parcours dans les mondes de l'imaginaire.  J'ai également un temps collectionné les jouets de mon enfance... un manière de garder une trace concrète et intacte d'un passé pop-culturel.

Comment vous ai venu l’idée d’écrire ces lires ?
Le premier projet de livre qu'il m'a été donné d'initier ("Nos jouets 70-80") était une envie exprimée par mon coauteur (comme de nombreux collectionneurs) depuis des années, mais restée uniquement à l'état d'idée et de discussions. A l'été 2006, je l'ai appelé pour lui faire part de mon souhait de voir un tel projet se concrétiser et il m'a invité à lancer la machine en assemblant une présentation et en identifiant un éditeur. Après parution, je n'ai pas eu envie de m'arrêter là. Pour le deuxième projet que j'ai lancé ("Nos années Strange, 1970-1996"), un ami m'a présenté un auteur professionnel et grand spécialiste de la BD et du genre super-héroïque en particulier. Je ne m'en cache pas, pour convaincre Flammarion, avec lesquels je n'avais hélas pas pu travailler pour "Nos jouets 70-80", nous nous sommes totalement appuyés sur le come-back des héros costumés au cinéma. J'ai pu également convaincre Alexandre Astier de signer la préface, ce qui ajoutait en crédibilité et permettait une attention plus importante des medias. "Nos années Récré A2, 1978-1988" a été ma première aventure "solo", faute de trouver un coauteur capable de se consacrer à temps plein pendant au moins un an, comme j'ai eu à le faire. L'un des échecs de ce projet aura été de ne pas avoir pu convaincre Emma de Caunes d'en réaliser la préface, qui aurait été consacrée à sa grand-mère, Jacqueline Joubert, créatrice de Récré A2.

Je présume que l’écriture ce ces ouvrages a nécessité un travail d’investigation important ?
Pour parler de "Nos années Récré A2", bien 8 mois uniquement pour assembler les informations et reconstituer une chronologie exacte des émissions jeunesse et de leur contenu. Dont 2 mois à plein temps à la BnF à éplucher les hebdomadaires télé de l'époque, pour ensuite confronter cela aux rapports des chefs d'antenne de l'INAthèque, et enfin pondre un document Excel de quelques 1500 lignes. Ajoutons à cela quelques 4 à 6 heures journalières de documents vidéos à visionner, pendant 6 mois.

Avez-vous rencontré beaucoup de problèmes à publier ces ouvrages, avez-vous eu des problèmes avec les ayants droit ?
Aucun. Pour "Nos jouets 70-80", j'ai géré l'obtention de l'accord pour l'utilisation de Groquilk (Nestlé). Pour "Nos années Strange", une licence et des droits d'utilisation ont été réglés. Pour "Nos années Récré A2", une licence ainsi que l'achat de photos. Et comme pour tous mes bouquins, je veille à limiter le nombre de pages (et donc d'images) consacrées à un sujet en particulier. Il est effet impossible de récolter le feu vert de chacun, donc il faut jouer avec une notion de tolérance de la part des ayant-droits. Je n'ai eu qu'un seul retour me signalant l'absence d'application de copyrights sur une page.

Quelle est votre Série préférée ?
De ces années-là ? Superminds.

Quelle est votre DA préféré ?
Cobra, clairement.

Quel est le Jouet de votre enfance préféré ?
Bon, ceux qui me connaissent vont lever les yeux au ciel :-). Il est en photo dans "Nos années Récré A2", dans le rabat contenant ma "bio". C'est une figurine Capitaine Flam pas très ressemblante, fragile, mais qui est un souvenir énorme pour moi.


Si vous étiez un héros de DA des 80’s lequel aimeriez-vous être et pourquoi ?
Restons cohérent. Cobra.

Et si vous étiez un personnage de série des 80’s, lequel aimeriez-vous être et pourquoi ?
Hulk. J'adore cette idée de se transformer lorsqu'on se met en colère. On peut ainsi se "dédouaner" :-). Et comme j'ai du mal à exprimer ma colère...

Parlons un peu de lecture, quel est votre livre (roman, bd) des 80’s que vous préférez ?
"Money" de Paul-Loup Sulitzer, voyons !

Si vous deviez choisir entre le Club Dorothée et Récré A2 ?
Je consommais Récré A2 dans sa totalité. Le Club Dorothée, uniquement certains DA, jusqu'en 1992. Donc davantage Récré A2.

Avez-vous de nouveaux projets  d’écriture?
Oui, cependant le marché du livre, et du livre illustré, est devenu plus difficile. Le temps de présence des ouvrages en librairie se réduit, les éditeurs font tout pour baisser les droits d'auteur, la promotion télé est quasi-exclusivement réservée aux livres auxquels sont associés des gens de ce milieu. Ajoutons à cela que désormais je m'oriente davantage vers des livres "à licence", et il y a un obstacle de plus, c'est à dire convaincre les ayant-droits. Enfin, les sujets que j'affectionne ne me sont pas exclusifs, c'est même presque devenu un genre à part entière (les livres "vintage" / "nostalgie"). D'autres les ont abordés avant moi... et d'autres le feront après moi. Les fêtes 2014 devraient avoir leur lot de nouveautés... pour ma part, je n'envisage pas une cadence d'un ouvrage par an, cela m'est impossible, mais plutôt tous les 2 à 3 ans. Ce que je note de positif, en tout cas, c'est une tendance à désormais faire appel à des auteurs légitimes/érudits sur ce genre de sujet. Du coup, le traitement est plus juste, tant sur la forme que le fond.





Entretien avec un Fakir, enfin avec Romain Puértolas !


J’ai eu la possibilité de poser quelques questions à Romain Puértolas, auteur d’un premier roman qui fakirise la France depuis la fin août. Vous avez certainement remarqué cette couverture jaune qui pousse dans nos librairies de France et de Navarre avec le titre pas si court de « L’extraordinaire voyage du fakirqui était resté coincé dans une armoire Ikea »

Bonjour Romain,
Le 21 août est sorti ton premier roman, qui fait un carton en librairie. Ma première réflexion fut : Romain est en train de vivre une extraordinaire aventure à l’instar de son fakir.

Comment vit-on le passage de l’anonymat à être un auteur reconnu ?
Je vis un extraordinaire voyage, comme mon fakir, un vrai conte de fées et je lévite tout comme lui. Je suis sur un petit nuage et je profite donc du moment. Mais, bon, il me reste du chemin avant de devenir un acteur reconnu. Et puis, il faut continuer dans la lancée. J’aimerais être connu pour un long seller plus que pour un best seller.

T’attendais-tu à un tel succès pour ton livre ?
Non. Ce livre a été écrit dans le métro et le RER pour 3, 4 personnes, mes amis qui lisent mes histoires régulièrement. En un mois, on en est au dixième tirage, soit plus de 100.000 exemplaires. C’est incroyable. Je l’ai écrit pour 4 personnes et finalement 50.000 personnes l’ont déjà lu…

Ton passage chez Ruquier c’est plutôt bien passé, vas-t-on te voir dans d’autres émissions ?
Mon premier plateau de télé. Une très belle expérience. En plus, ils ont aimé le livre. Que peut-on demander de mieux ? J’ai quelques télés pour l’instant, donc on devrait me voir dans d’autres émissions.

Il est question de l’adaptation cinématographique du livre. Dans tes rêves le plus fous qui aimerais-tu voir comme acteurs  et actrices ?
Cette semaine, j’ai rencontré 3 producteurs différents qui souhaitent acquérir les droits. J’ai déjà une idée du casting dans la tête mais c’est encore secret. Je veux des acteurs forts, avec beaucoup d’expression, autant dans les moments drôles que les moments tristes. Pour le rôle principal, je souhaite un véritable acteur indien. Même si mes personnages sont très stéréotypés et caricaturaux, pour le film, je ne veux pas d’acteurs grimés, déguisés. C’est un livre humain, fort, pas une grande farce.

Est-ce vrai que ton roman a été acheté par plus de 30 pays ?
C’est vrai. 30 pays avant parution en France ! On m’a dit que c’était un record dans le milieu de l’édition, pour un premier roman. On en est maintenant à 34 pays, soit à peu près 29 langues.



Participes-tu à la traduction de certains ?
J’ai traduit la version espagnole avec ma femme puisque je suis bilingue et appartiens aux deux cultures. Je l’ai adapté à la culture espagnole. On a changé tous les noms pour trouver les jeux de mots. Plus qu’uns simple traduction, ça a été un véritable travail de réécriture qui nous a passionné.

Des voyages en perspectives ?
L’Allemagne, l’Espagne, L’Angleterre, l’Australie, au gré des publications de mon Fakir dans tous ces pays.

On a pu entendre chez Ruquier et dans ta bio que tu es agent de police, après ce succès continueras-tu de travailler dans la police ou pense tu déjà te dédier à l’écriture ?
Je suis Lieutenant de Police. Le succès de mon livre a fait que je ne peux plus continuer à mener ces deux activités de front. J’ai donc choisi. J’ai pris une disponibilité de ma fonction de policier à partir de décembre. A partir de 2014, je ne me consacrerai donc qu’à ma famille et à écrire des histoires.

Ou peut-on te rencontrer dans les semaines qui viennent en séances de dédicaces ?
Toutes les dates et lieux sont sur le site du Dilettante, dans ma section. Et puis sur mon compte Facebook.

Ton roman est en lice pour le prix Renaudot, nous aurons le résultat le 4 novembre, on ne peut que te souhaiter bonne chance,  mais que  peut-on te souhaiter  pour la suite?
Merci, Bouquinovore !! Me souhaiter que mon fakir ait le même accueil à l’étranger qu’en France, que son tapis volant me porte vers d’autres aventures.
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Vous pouvez Romain Puértolas sur Le Bouquinovore :