Lutte Majeure, Céka & Borris


Auteur: Céka & Borris
Titre Original: Lutte Majeure
Date de Parution : 2010
Éditeur : KSTR Casterman
Nombre de pages : 104
Lu : Juin 2012
Prix : 15€ 14,25€

Résumé: 1941. L’armée allemande lance l’Opération Nordlicht (« Aurore Boréale ») : la prise par les nazis de la ville de Leningrad (aujourd’hui Saint Pétersbourg). L’entreprise s’avérant vite impossible, l’attaque se transforme en siège, le plus long sans doute de toute l’Histoire : du 8 septembre 1941 au 18 janvier 1944, soit 900 jours ! Il fera 1 800 000 morts – mais jamais la ville ne tombera…

C’est une partie de l’histoire de ce siège – et surtout de la résistance héroïque qu’opposèrent les Russes à leurs envahisseurs – que raconte Lutte Majeure, à travers un épisode presque dérisoire mais néanmoins hautement symbolique survenu en 1942 : l’ordre formel donné par Staline de reformer l’orchestre symphonique de la ville et de lui faire interpréter publiquement la 7e symphonie de Chostakovitch dans la ville assiégée, afin de galvaniser le patriotisme de la population. On savourera le titre choisi pour l’album par Céka et Boris Joly à la lumière du titre complet de cette oeuvre musicale : 7e symphonie « en ut majeur »…

L’entreprise, à la limite de l’absurde, atteindra néanmoins ses objectifs : créer un petit moment d’éternité qui réussit, le temps de quelques mesures, à faire oublier toutes les privations aux assiégés. Et proclamer à la face du monde d’alors que l’URSS ne baisserait jamais les bras face à l’agression nazie.

Voici donc, sous la forme d’une brillante fiction animalière, un fragment d’Histoire pure – en même temps, tout simplement, qu’une grande histoire en bande dessinée.

Mon avis : Je suis tombé par hasard sur cette bande dessinée dans la librairie à côté de chez moi et je ne regrette absolument pas. L’utilisation d’animaux anthropomorphique pour raconter un épisode dramatique de la seconde guerre mondiale n’est pas nouveau, cela nous rappel Mauss, Bd génial qui à gagné le prix Pulitzer, c’est donc une formule qui à démontré son efficacité, l’anthropomorphisme est ici utilisé pour recréer  le siège de Leningrad et un épisode réel de cette période. 

Staline donne l’ordre de reformer l’orchestre de Stalingrad (ville Saint-Pétersbourg aujourd’hui)  et que celui-ci puisse jouer la septième symphonie le 9 août 1942 jour prévue par Hitler pour envahir Stalingrad.

Seul petit hic  est le peu de pages que contient cette bd, seulement 102 pages. Je ne suis pas un spécialiste de la Bd, mais j’ai énormément apprécié les illustrations que nous offre Borris.