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Battle Royale lu par Fabian Finkels

 

Auteur: Koushun Takami

Lu par : Fabian Finkels

Titre Original: Battle Royale

Date de publication : 12 août 2020

Durée : 21h56

Éditeur : Audiolib

Prix : 32,95€ 

 

Version Papier : 9,90€   

PrimeVideo : 2,99€ 

Version DVD: 8,99€ 

 


Quatrième de couverture : Dans un pays asiatique imaginaire existe un programme gouvernemental connu sous le nom de "Battle Royale". Chaque année, une classe de 3e est choisie au hasard, emmenée sur une île coupée du monde, et les collégiens doivent combattre entre eux jusqu'à ce qu'il ne reste qu'un survivant... Ceci afin de servir d'exemple à la population, à la jeunesse particulièrement, et aussi de recueillir des statistiques sur le temps mis par le champion à éliminer ses camarades




Mon avis : Dans un premier temps, je tiens à remercier Audiolib et par la même occasion Hermine pour ce nouveau partenariat et m’avoir permis de découvrir la version audio de Battle Royale de Koushun Takami.

 

Lorsque j’ai appris que Battle Royale avait droit à sa version audio, je n’avais qu’une envie découvrir cette version et Hermine à exaucé mon vœu.

 

C’est en 2001 lors de sa sortie en salle que j’avais découverts Battle Royale avec le grand Takeshi Kitano dans le rôle du professeur Kitano que l’on retrouve sous le nom de Kinpatsu Sakamochi dans le roman. Ce film m’avait marqué à l’époque, car il me rappelait le chef d’œuvre de William Golding : Sa majesté les mouches. L’impact de ce film fut-elle qu’en 2006 je me jetais sur le roman enfin traduit et publié chez Calman-Levy et également sur la version manga publiée chez Soleil Manga. Bien plus tard en 2009, nous aurons la trilogie de Suzanne Colins : Hunger Games qui n’est pas sans rappeler Battle Royale.

 

Ce que j’aime dans l’ensemble de ces romans et surtout les deux premiers, ce n’est pas tant la violence, mais comment ils ont pu en arriver là, le contexte qui entraîne ce déchaînement de violence justifié par la survie et la peur de l’autre.

 

Dans un autre registre, Batte Royale me fait penser à la Vague de Todd Strasser qui trouve ses origines dans l’expérience de Stanley Milgram sur la soumission à l’autorité. Ce moment où le citoyen lambda glisse dans la violence et le meurtre se sentant légitimé par les autorités compétentes.

 

Une thématique complexe qui fait que je ne pouvais qu’apprécier un roman tel que Battle Royale. Le succès du film à entraîner une suite à laquelle je ne suis pas aussi enthousiaste.

 

Avant même d’écouter la version audio du roman, au contraire des mangas et suites diverses et variées que je n’ai pas cité, je savais à quoi m’attendre, mais la grande incognita était découvrir la prestation de la part de Fabian Finkels narrateur de ce livre audio de plus de 21 heures. Dès les premières minutes, on se rend compte, pour le plus grand bonheur de l’auditeur que Fabian a certainement vu le film ce qui se ressent fortement dans l’intonation et le jeu d’acteur, bien que le livre soit long et les noms japonais pas forcément évident à retenir, on reste aspiré par notre écoute avec ce côté japonais qui donne une impression de légèrement surjoué, mais qui est typique des films japonais.


Si cela n’est pas encore fait, je vous invite à découvrir Audible, qui en plus de proposer une offre d’essai d’un mois gratuit donne une nouvelle perceptive à la littérature. Avec un catalogue de plus de 400.000 livres audios qui s’enrichie régulièrement au rythme des sorties en librairie.

 







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Expérience sur l'obéissance et la désobéissance à l'autorité, Stanley Milgram


Titre Original: Expérience sur l'obéissance et la désobéissance à l'autorité
Date de Parution : 23 mai 2013
Éditeur : Zones
ISBN: 978-2355220579
Nombre de pages : 93
Prix : 11,50 €


Quatrième de couverture : Le savant, en blouse blanche, vous ordonne de tourner encore la molette, d’appuyer à nouveau sur le bouton. Face à vous, à travers la vitre, vous pouvez voir l’homme assis se tordre de douleur et crier à chaque nouvelle décharge électrique. De plus en plus fort. On vous a dit que c’était une expérience scientifique. Que le cobaye était consentant. Ça a l’air sérieux. Vous êtes payé. « Augmentez le voltage, vous devez continuer », répète encore la voix derrière vous. Allez-vous continuer ? Quand vous arrêterez-vous ? Irez-vous jusqu’à la décharge mortelle ? Mais le cobaye n’est pas celui qu’on croit. L’homme là-bas était un acteur. Il n’y avait pas de courant dans les électrodes. Ce n’était qu’un simulacre. C’était vous et non lui qui faisiez l’objet de l’expérience. Ce dispositif était celui que Stanley Milgram, professeur de psychologie à Yale, aux États-Unis, avait imaginé, en juillet 1961, trois mois après le retentissant procès du criminel nazi Adolf Eichmann, pour conduire une série d’expériences sur les « conditions de l’obéissance et de la désobéissance à l’autorité ». Pourquoi obéit-on ? Pourquoi se soumet-on à l’autorité ? Et surtout : comment et pourquoi décide-t-on de désobéir ? Milgram entendait percer les secrets des mécanismes du pouvoir et de l’atrocité grâce aux instruments et aux méthodes de la psychologie expérimentale. La célébrissime « expérience de Milgram » a fait couler beaucoup d’encre, inspirant critiques, militants, cinéastes ou romanciers. En complément à ce bref texte fondateur, l’un des premiers comptes rendus de l’expérience publié en 1965 par son concepteur, cette édition propose de revenir de façon critique, plus de quarante ans plus tard, sur la longue histoire des interprétations et des débats auxquels cette expérience a donné lieu ainsi que sur les présupposés philosophiques qui la sous-tendaient.

Mon avis : Il y a quelques semaines de cela, je vous parlais du documentaire "Le jeu de la mort". Documentaire qui réactualise l'expérience de Milgram dans notre société actuelle.

Bien que j'eusse étudié Milgram à l'Université, après avoir vu le documentaire, je n'avais qu'une hâte me replonger dans cette expérience.

Cet ouvrage, assez court est très bien fait avec une postface et préface très complète. Fazzi et Terestchenko nous aide à comprendre l'expérience en recontextualisant l'expérience dans son époque et du pourquoi de celle-ci, et aussi les suites et autres expériences qui ont pu être faite.

L'expérience de Milgram est sans nul doute une expérience fondamentale sur la servitude de l'homme. Si vous ne connaissez pas cette expérience, je vous invite mille fois à la découvrir.

Le livre est très bien écrit et surtout facile à comprendre. Même si vous n'avez jamais étudié de psychologie ou sociologie, les concepts sont très bien expliqués.




Toujours plus proche avec Facebook ou le Phénomène du Petit monde.


Le monde devient de plus en plus petit, ou alors les réseaux sociaux nous rapprochent les uns les autres chaque jour de plus en plus. C’est bien ce que vient de nous démontrer une équipe de chercheurs du réseau social Facebook en collaboration avec l’Université de Milan.

Ils sont partis de la théorie de Stanley Milgram et Jeffrey Travers, appelé le « phénomène du petit monde » (appelé aussi effet du petit monde également connu sous le vocable « paradoxe de Milgram » car ses résultats semblent contraires à l'intuition) est l'hypothèse que chacun puisse être relié à n'importe quel autre individu par une courte chaîne de relations sociales. Ce concept donna naissance, après l'expérience du petit monde, conduite en 1967 par le psycho-sociologue Stanley Milgram, au concept de « six degrés de séparation ». Celui-ci suggère que deux personnes, choisies au hasard parmi les citoyens américains, sont reliées en moyenne par une chaîne de six relations.

Le protocole de la première expérience de « petit monde », décrite dans un article non-daté et intitulé « Results of Communication Project », est le suivant : Milgram envoie 60 lettres à des recrues de la ville d'Omaha dans le Nebraska. Il leur demande de faire suivre cette lettre à un agent de change, vivant à une adresse fournie, dans la ville de Sharon dans le Massachusetts. Les participants pouvaient seulement passer les lettres, de main à main, à des connaissances personnelles qu'ils pensaient être capable d'atteindre l'objectif, directement ou via les amis des amis. Bien que cinquante personnes se soient prêtées à l'expérience, seulement trois lettres arrivèrent à destination. Le célèbre article de 1967 de Milgram décrit le fait qu'une lettre ne mit que quatre jours pour atteindre sa destination, mais négligea de mentionner que seulement 5 % des lettres réussirent à rejoindre leur cible.

Revenons quelques instant sur Les six degrés de séparation, théorie établie par le hongrois Frigyes Karinthy en 1929 qui évoque la possibilité que toute personne sur le globe peut être reliée à n'importe quelle autre, au travers d'une chaîne de relations individuelles comprenant au plus cinq autres maillons.
C’est dans ce cadre que nos chercheurs ont pu définir qu’avec le développement des réseaux sociaux, notamment Facebook, le degré de séparation moyen pouvait être mesuré précisément à 4,74. Tandis qu’en France les utilisateurs Facebook ne sont séparés que de 3 degrés. Chose de plus en plus évidente grâce aux liens visibles que nous avons avec des personnes que nous ne connaissons pas, les amis d’amis que nous suggère régulièrement notre réseau social favori.