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Avec lui, Nathalie Poitout


Auteur: Nathalie Poitout
Titre Original: Avec lui
Date de Parution : 19 août 2015
Éditeur : Alma Éditeur
ISBN: 978-2362791543
Nombre de pages : 142
Prix : 16,00 €


Quatrième de couverture : Est-ce un roman d'amour ? Presque. Le roman d'une rencontre, celle de Marie et Paul qui s'éprennent même si, à l'instant où ils se croisent, l'un et l'autre sont dans une capacité mesurée d'aimer. C'est l'histoire d'un modèle amoureux. Pour Marie, l'amour est tout. Pour Paul, aimer veut dire s'aimer selon ses conditions. C'est une valse amoureuse et aussi un puzzle d'instants amoureux, le récit d'une découverte, celle de la liberté. Parce que chaque histoire d'amour nous construit.


La part des nuages, Thomas Vinau

Auteur: Thomas Vinau
Titre Original: La part des nuages
Date de Parution : 21 août 2014
Éditeur : Alma Éditeur
Nombre de pages : 132
Prix : 16,00€

Quatrième de couverture : Joseph, 37 ans, mène sa barque comme tout le monde. Atteindre le soir, le lendemain. La fin du mois. Les prochains congés. Finalement, rien n’a changé depuis l’enfance.  Mais il  n’est plus un enfant, il en a un, Noé, et  le bateau tangue. La mère de l’enfant s’en va puis l’enfant à son tour –le temps des vacances.
Le baron perché se serait réfugié dans son arbre, Alexandre le Bienheureux dans son lit. Joseph, lui, commence par grimper dans le cerisier du jardin où il a construit sa cabane. Objectif : ranimer ses rêves. Puis il découvre un second refuge : les autres, leurs histoires, leur présence dehors dans la petite ville.
Avec obstination, Joseph traverse la nuit, essuie l’orage, regarde les nuages. Décrotté, victorieux, prêt à tout.


La fractale des raviolis, Pierre Raufast

Auteur: Pierre Raufast
Titre Original: La fractale des raviolis
Date de Parution : 21 août 2014
Éditeur : Alma Éditeur
Nombre de pages : 268
Prix : 18,00€ 17,10€

Quatrième de couverture : Il était une fois une épouse bien décidée à empoisonner son mari volage avec des raviolis. Mais, alors que s’approche l’instant fatal, un souvenir interrompt le cours de l’action. Une nouvelle intrigue commence aussitôt et il en sera ainsi tout au long de ces récits gigognes. Tout ébaubi de voir tant de pays, on découvre les aventures extraordinaires d’un jeune garçon solitaire qui, parce qu’il voyait les infrarouges, fut recruté par le gouvernement ; les inventions stratégiques d’un gardien de moutons capable de gagner la guerre d’Irak ; les canailleries d’un détrousseur pendant l’épidémie de peste à Marseille en 1720 ou encore la méthode mise au point par un adolescent sociopathe pour exterminer le fléau des rats-taupes.


Du front à l’asile, 1914-1918, Stephane Tison et Hervé Guillemain

Auteur: Stephane Tison, Hervé Guillemain
Titre Original: Du front à l’asile, 1914-1918
Date de Parution : 12 Septembre 2013
Éditeur : Alma Éditeur
Nombre de pages : 416
Prix : 24,00€ 22,80€

Quatrième de couverture : «Depuis que je suis parti de la maison de santé mon état ne s'est pas amélioré. J'ai essayé toutes choses : travail, exercices divers, repos, ce travail du cerveau est toujours là, élancement, persécutions, craquements, coups, ronflements, insomnies m'enlevant l'aptitude au travail... Or je n'ai pas de situation personnelle et il m'est impossible en cet état de gagner ma vie. Comme vous m'avez conseillé monsieur le docteur de m'adresser à mon député pour un secours, je viens d'être forcé de le faire. Il trouve ma demande parfaitement justifiée et me demande de produire un certificat médical attestant mon état nerveux d'origine de guerre.»
Le caporal Daniel D. écrit ces mots en août 1917 au médecin-chef de l'asile d'Alençon.
De l'homme de troupe jusqu'à l'officier, ils sont des milliers à souffrir de troubles du comportement ou à revenir délirants du front. Comment interpréter et prendre en charge cette vague inédite de symptômes variés ? Ces hommes dont certains passent en conseil de guerre et d'autres échouent à l'asile sont-ils des déserteurs, des victimes de l'artillerie moderne ou bien des malades mentaux ? La guerre peut-elle vraiment rendre fou ?
Se fondant sur des documents inédits, puisés dans les archives des établissements psychiatriques, Hervé Guillemain et Stéphane Tison font entendre la voix de ceux qui furent brisés par la guerre, les difficultés des familles et la difficile reconnaissance de ce que l'on nomme aujourd'hui le traumatisme de guerre. Des récits vrais, bouleversants dans leur simplicité et leur sobriété, rythment l'enquête. Ils montrent l'ampleur du défi auquel furent confrontés psychiatres et militaires.

Extrait
Combien d'Albert encore présents entre les murs de l'asile après cette autre guerre ? Les soignants de 1946, marqués par les privations du long conflit qui vient de s'achever, prenant parfois en charge les déportés de retour des camps, peuvent-ils entendre le discours de cette femme qui enracine le mal de son époux dans un événement si lointain ?
La découverte d'un carton d'archives contenant des dizaines de livrets militaires dans le fonds d'un hôpital psychiatrique de l'Ouest était pour nous un indice évident de ce fait historique méconnu : un quart de siècle après la fin de la Grande Guerre, de nombreux soldats ayant combattu sous l'uniforme des Poilus vivaient toujours dans les pavillons des hôpitaux psychiatriques français. Pour d'autres anciens combattants, les événements de la vie rouvrent leurs fractures passées et les ramènent épisodiquement à l'hôpital.
Interné à deux reprises pendant la Grande Guerre, Raoul B., prisonnier pendant plus de trois ans, pensionné militaire pour troubles mentaux liés aux combats, rechute peu après le décès de son épouse, dans les années 1930. Il rentre une nouvelle fois chez lui, après un an et demi d'hospitalisation, au moment où l'armée allemande pénètre en Pologne en septembre 1939. Mais ceux dont la trace est la plus visible dans l'institution sont plutôt les anciens Poilus dont le séjour asilaire s'est prolongé continûment.
François B. a peut-être côtoyé les deux patients cités précédemment avant sa sortie de l'hôpital psychiatrique, en 1946 ; cependant, son parcours est très différent du leur. Mobilisé en 1914, interné d'office en 1917 et titulaire d'une pension d'invalidité pour troubles psychiques, il a vécu trente années sans discontinuer dans l'asile d'aliénés du Mans. Au sein de la 4e région militaire, les asiles d'Alençon et de Mayenne, pourtant éloignés eux aussi du front, sont confrontés au même phénomène. Entre 1945 et 1948, Émile C, Louis B. et Fernand M. achèvent un séjour de plus de trente ans à l'asile de la Mayenne.
Dans les foyers de ces soldats, la Grande Guerre est la source d'une catastrophe familiale progressivement déniée par la société, qui reste marquée par le souvenir de l'hécatombe. En effet, les années passant, l'État, après avoir reconnu officiellement en 1919 l'existence de tels troubles mentaux dans le cadre de la nouvelle loi sur les pensions, paraît en refouler le souvenir. C'est ce qu'illustre le cas du soldat Victor P., décédé à l'asile d'Alençon en 1941. «Classe 1896» rappelée sous les drapeaux en 1914, l'homme est interné sans discontinuer depuis 1915. S'il a visiblement peu combattu, l'État et les médecins considèrent cependant que, ses idées délirantes s'étant aggravées avec le service, le droit à une compensation financière pouvait lui être accordé. S'il est, dans un premier temps, pensionné à 100 % à «titre définitif», selon les termes administratifs en vigueur, sa situation sociale se dégrade année après année. La partie supérieure de la couverture de son dossier, envahie de mentions biffées, porte les stigmates de ce déclin : «pensionnaire de 3e classe» en 1920 - c'est-à-dire plutôt privilégié dans son régime alimentaire et domestique -, Victor P. n'est plus considéré que comme «indigent» après 1936, ce qui signale un recul réel de sa condition dans l'asile.



Les fuyants, Arnaud Dudek

Auteur: Arnaud Dudek
Titre Original: Les fuyants
Date de Parution : 14 août 2013
Éditeur : Alma Éditeur
Nombre de pages : 132
Prix : 15,00€ 14,25€

Quatrième de couverture : Dans la famille Hintel quatre hommes décident d’en découdre avec la filiation. Mais l’herbe est-elle vraiment plus verte ailleurs ? Une tragi-comédie tendre et rosse, désopilante à souhait, construite comme un Rubik’s cube.
Jacob, David, Simon et Joseph Hintel n’ont pas vraiment l’esprit de famille chevillé au corps. Les uns après les autres, ils s’évaporent. Adieu famille, moquette et vieillesse : la vie, même ordinaire, est ailleurs. Courage, partons. Les trois premiers fuyants connaîtront des fortunes diverses : Jacob pose ses valises au pays de l’ennui (sidéral), David choisit les contrées éternelles (il avale un insecticide), Simon part en quête de sagesse à marche forcée (en devenant oncle actif à défaut d’être mari ad hoc). Seul le petit dernier, Joseph, hacker farouchement marxiste et amoureux transi, brise la ligne de fuite et les habitudes de la tribu.


American Gothic, Xavier Maumejan


Auteur: Xavier Maumejan
Titre Original: American Gothic
Date de Parution : 4 avril 2013
Éditeur : Alma Éditeur
Nombre de page : 412
Prix : 22,00€ 20,90€

Quatrième de couverture : Jack L Warner, le puissant patron de la Warner Bros veut damer le pion à son rival Disney. Il décide d'adapter pour le grand écran Ma Mère l'Oie, un recueil de contes, contines, anecdotes et légendes urbaines dont les Américains raffolent, plus populaire que Moby Dick ou Le magicien d'Oz. Mais nous sommes en 1953, à l'heure de la guerre de Corée et de la "chasse aux sorcières", menée par le sénateur McCarthy. Warner ordonne qu'on enquête sur l'auteur de Ma Mère l'Oie, un certain Daryl Leyland. La mission est confiée à l'un des obscurs scénaristes qui attendent leur heure dans les coulisses d'Hollywood : Jack Sawyer. À lui de "nettoyer" la biographie de Leyland, rectifiant tout ce qui heurterait le conformisme moral et politique. Ainsi s'ouvre le dossier Leyland. Par recoupements, l'enquête croise témoignages, fiches, rapports, chansons, poèmes, saynètes… American Gothic voyage à travers les États-Unis et son histoire à la recherche de ce gamin de Chicago et du dessinateur Van Doren, tous deux, initiateurs d'un imaginaire brut. Xavier Mauméjean fait revivre la prodigieuse inventivité d'une jeune nation se forgeant sa propre mythologie. Mais ce monde merveilleux de l'enfance toute-puissante et de la naïveté géante révèle aussi la part sombre du rêve américain. "Si tu ris, tu es un homme" enseigne Ma Mère l'Oie. Si tu souffres, reste optimiste. Mais le Nouveau Monde n'a-t-il pas perdu son innocence ?

Ici ça va, Thomas Vinau


Auteur: Thomas Vinau
Titre Original: Ici ça va
Date de Parution : 16 août 2012
Éditeur : Alama Éditeur
Nombre de pages : 140
Prix : 14,00€ 13,30€


Résumé : Un jeune couple s’installe dans une maison apparemment abandonnée. L’idée ? Se reconstruire en la rénovant. Tandis qu’elle chantonne et jardine, lui – à pas prudents – essaie de retrouver ses souvenirs dans ce lieu qu’il habita enfant. Ses parents y vécurent heureux, avant que la mort soudaine du père coupe le temps en deux. Dans ce paysage d’herbes folles et d’eau qui ruisselle, ce sont les gestes les plus simples, les événements les plus ordinaires qui vont réenchanter la vie : la canne à pêche, la petite voisine, les ragondins, la tarte aux fruits, l’harmonica. Petit à petit, il reprend des forces et se souvient tandis qu’elle lui fait le plus beau des cadeaux en ne lui demandant rien : « Elle n’a pas besoin d’être confortée sur ma virilité. Ma capacité à être un bonhomme. À construire. À la protéger. Elle n’aime pas ma perfection. Ça tombe bien. J’apprends à ne plus écouter la chanson lancinante de mes plaintes. J’apprends à rire plus fort. J’apprends à recommencer. »

Extrait
« L’ancien propriétaire avait récupéré ce qu’il ne voulait pas laisser moisir. Il avait pour projet de tout vendre au détail. Ça ne s’est pas fait et voilà qu’il me ramène ces deux malles. Trente ans plus tard. En ouvrant la caisse j’ai senti l’odeur d’un pays mort. D’un pays que je connaissais. Depuis que nous sommes ici, des choses reviennent. Des parfums. Des objets. J’arpente un territoire sauvage où bourdonne mon sang. »

Marcus, Pierre Chazal


Auteur: Pierre Chazal
Titre Original: Marcus
Date de Parution : 16 août 2012
Éditeur : Alma Éditeur
Nombre de pages : 336
Prix : 17,00€ 16,15€

Résumé : Hélène, toxicomane, confie son fils à son meilleur ami avant de suicider. Pierrot, la trentaine, hésite devant une telle responsabilité. Marcus n’a pas dix ans et lui se lève aux aurores pour travailler sur les marchés du Nord. Mais toute la bande d’amis avec qui il fit les quatre cents coups se porte volontaire pour l’aider à s’occuper de l’enfant. Dès lors, Pierrot l’écorché au coeur tendre se met à croire que le bonheur est à portée de main, même si son propre père n’a su lui donner que des coups. C’est compter sans les affres du destin qui le conduisent, lui l’innocent, la victime en préventive pour homicide. À l’intérieur des murs, la survie s’organise. Dehors, Marcus l’attend.

«De l’écouter jacasser sur sa maîtresse et ses petits camarades, ça me faisait penser à mon enfance. Sauf que dans mon école à moi, on rigolait pas tant. Onse tenait à carreau et on fermait notre clapet. Quand le maître arrivait, fallait tous qu’on se lève et qu’on se rassoie dans la foulée, comme à la messe. Il s’agissait d’être dans le tempo, sinon la confession, c’était devant tout le monde qu’on se la tapait. Et quand venait l’heure de réciter la leçon, il y en avait pas beaucoup à se porter volontaires. Fallait monter sur l’estrade et réchauffer les surgelés de la veille en faisant bien gaffe à ne pas se tromper. Autrement, l’autre enflure, il vous ratait pas ave son décimètre en fer. C’était il y a pas si longtemps, pourtant. Deux décennies, à peine. Mai 68 était passé par là, on aurait dû sentir le vent du changement. Faut croire qu’il avait pas soufflé assez fort pour traverser la France entière.»