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Les invasions quotidiennes , Mazarine Pingeot

Titre Original: Les invasions quotidiennes
Date de Parution : 3 mars 2014
Éditeur : Julliard
Nombre de pages : 240
Prix : 19,00€ 18,05€

Quatrième de couverture : Rompant sans crier gare avec la gravité de ses précédents livres, Mazarine Pingeot s'adonne avec naturel au genre plus léger de la comédie. Et révèle à travers son personnage de Joséphine F., qui, depuis son divorce, converse plus facilement avec les philosophes morts (ou les animaux) qu'avec les hommes vivants, un humour moderne et corrosif.

Depuis quelque temps, rien ne tourne plus rond dans la vie de Joséphine Fayolle (pour ceux qui l'ignorent, un « nom » de la littérature jeunesse, spécialiste ès histoires d'animaux handicapés). D'abord, c'est son ex-mari, père de ses deux garçons, qui ne semble pas vraiment d'accord sur le sens du mot « séparation », et continue à maintenir le siège, déployant une imagination sans borne, à inventer ce qui pourrait enquiquiner Joséphine – tous les moyens sont bons pour rester dans sa vie. Ensuite, c'est l'inspiration qui lui fait faux bond, au moment même ou Joséphine doit faire ses preuves – son éditrice, mère putative et éternelle alliée, prend sa retraite, et l'inconnu qui la remplace s'impatiente de lire les premières pages de son prochain livre. Et puis, ce matin-là, choisissant l'instant ou son banquier l'appelle pour lui parler de son découvert, c'est son lave-vaisselle qui la lâche. Le début de la fin. Ou alors... le début d'une nouvelle vie ? S'inventant un double gaffeur et borderline (et un père employé de la SNCF), Mazarine Pingeot raconte avec Joséphine Fayolle cette génération de femmes encore jeunes, mères d'enfants en bas âge, fraichement séparées, qui rêvent un impossible retour à l'insouciance et la liberté de leurs vingt ans. Scotchée à son iPhone devenu son plus fidèle compagnon, son héroïne aux faux airs de Charlotte Gainsbourg (son modèle depuis qu'elle a vu, à dix ans, L'Effrontée) traîne sa silhouette maladroite et ses questions existentielles de jeune femme de quarante ans en quête d'amour au fil de mésaventures quotidiennes croustillantes.


Bon petit soldat, Mazarine Pingeot


Auteur: Mazarine Pingeot
Titre Original: Bon petit soldat
Date de Parution : 18 octobre  2012
Éditeur : Julliard
Nombre de pages : 211
Prix : 19,00€ 18,05€

Quatrième de couverture : Être ou ne pas être. Être un secret inavouable, affublé d’un prénom impossible, une vie entre les lignes : une enfant cachée. Être la fille du président Mitterrand ou ne pas être du tout. Être la progéniture adorée à la maison, au sein d’un trio aussi idéal que mythique, mais n’être rien ailleurs – rien, nada, personne. Être la soeur, la belle-fille, la nièce, la cousine, et la tante, d’une ribambelle de frères, belle-mère, oncles, cousins et neveux qui, eux, ne savent pas qui vous êtes. Et puis soudain la lumière, pleins feux ; les flashs, le scandale. Être sa fille, enfin, officiellement. Un objet de curiosité, de suppositions, de préjugés, de rancoeur – ne vit-elle pas aux crochets de la République ? De harcèlement aussi, quand les paparazzi campent devant chez elle. Et puis devenir l’héritière morale. Le portrait craché. La représentante. Devenir lui, un peu. Mais jamais soi-même. Comment échapper à ce sortilège originel qui l’empêche d’être autre chose qu’un « bon petit soldat » ? Comment protéger ses propres enfants, comment leur transmettre un héritage à la fois si prestigieux et si tortueux, sans qu’ils en souffrent à leur tour ? C’est sous forme de journal que Mazarine Pingeot a choisi de transcrire ces réflexions, au fil des mois de la campagne présidentielle durant lesquels le combat personnel est sournoisement venu se mêler au combat politique. Reprenant le fil là où elle l’avait laissé il y a sept ans, concluant Bouche cousue sur l’espoir d’un lendemain meilleur, elle fait de son écriture, vibrante et exutoire, le lieu d’une étonnante introspection collective.