Affichage des articles dont le libellé est Astrid Waliszek. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Astrid Waliszek. Afficher tous les articles

Le Petit Questionnaire de Proust posé à Astrid Waliszek


Mais que peut bien être le questionnaire de Proust, beaucoup d’entre vous le savent, mais il est fort possible que d’autres l’ignorent, pour cette même raison, je me permettrais de faire un petit rappel avant de rentrer dans le vif du sujet.

Proust découvre ce test à la fin du XIXe siècle, alors qu'il est encore adolescent. Ce jeu anglais datant au moins des années 1860 était nommé Confessions. Celui-ci figure dans un album en anglais de sa camarade Antoinette, fille du futur président Félix Faure, dont le titre original est « An Album to Record Thoughts, Feelings, &c » (un album pour garder pensées, sentiments, etc.). À cette époque, ce genre de jeu est en vogue ; la mode en vient d’Angleterre : les questionnés peuvent y dévoiler leurs goûts et leurs aspirations.



Pour ce deuxième opus du Petit Questionnaire de Proust, j’ai le plaisir de recevoir Astrid Waliszek, auteur-réalisatrice de films documentaires de vulgarisation scientifique. Passionnée de musique et d'arts plastiques, elle n'hésite pas à prendre un train ou un avion juste pour voir ou revoir un tableau, une sculpture, ou écouter une musique qui lui trotte dans la tête. Cette passion se retrouve dans Topolina, son premier roman édité chez Grasset et Fasquelle, qui a fait l’objet d’un partenariat sur ce blog.


Quel est votre principal trait de caractère ?
Tenace - et directe - je ne suis pas sûre que ce soit une qualité !
La qualité que vous préférez chez un homme ?
L’esprit et la capacité à être masculin, ce qui n'est pas si évident

La qualité que vous préférez chez une femme ?
La capacité de complicité avec d'autres femmes, qu'elles ne soient pas des ennemies potentielles.
Ce que vous appréciez le plus chez vos amis ?
La gentillesse, la façon d'être présent à soi-même. C'est un mot à réhabiliter, le mot gentillesse.
Quel est votre occupation préférée ?
Rêver
Quel est votre rêve de bonheur ?
Heu... le bonheur, peut-être ?
Quel serait votre plus grand malheur ?
Perdre des êtres chers
Ce que vous voudriez être ?
Musicienne
Le pays où vous désireriez vivre ?
Le Brésil, peut-être ? J'aime bien la France, j'aime en partir pour y revenir, toujours
Vos auteurs favoris ?
Oh, il en a tant - à trier, Shakespeare, Racine, Beckett, Magda Szabo, Françoise Lefevre, Freud, Pascal Quignard, Yves Bonnefoy, Duras, Virginia Woolf ...
Vos héros de romans favoris ?
Richard III, c'est l'absolue référence
Vos héros dans la vie réelle ?
Chris Marker.
Vos noms favoris ?
Pas de noms mais des mots, comme jubiler, primesautier, libellule, exquis, visage, fichtre, bestiole…
Le don de la nature que vous voudriez avoir ?
L’oreille absolue
Quelles sont les fautes qui vous inspirent le plus d’indulgence
Les fautes d'orthographe ou de grammaire qui détournent les mots de leur sens et leur en donnent de nouveaux
Quelle est votre devise ?
Celle de Topolina "le malheur, c'est lorsqu'on est détruit par ses insuffisances - le bonheur, lorsqu'on les savoure" - de Adam Phillips.

Pour sortir et conclure de notre petite interview, avez-vous de nouveaux projets ? Aurons-nous prochainement le plaisir de vous lire ?En septembre 2012 paraîtra le nouvel opus. C'est l'histoire d'un photographe parisien d'une quarantaine d'années, grand, mince et élégant, toujours vêtu de noir, dont les jours prennent un tournant inattendu qui donnera de nouvelles marques à sa vie...

Topolina, Astrid Waliszek



Auteur: Astrid Waliszek
Titre Original: Topolina
Date de Parution : 2011
Éditeur : Grasset
Nombre de pages : 240
Lu : Juin 2011
Prix :17€


Résumé : Depuis qu’une tragédie a bouleversé sa vie, Topolina a changé de métier et décidé de vivre en solitaire. Elle épie ses sensations, ses désirs, rit de l'agitation autour d'elle et rêve...
Soudain, surprise par la grâce d'une rencontre, elle voit vaciller ses certitudes.
Peu à peu reviennent le désir et le plaisir de vivre.

Mon avis : Topolina est un livre que j’ai découvert grâce à son auteur, qui à eu l’amabilité de m’offrir son livre pour que je puisse le découvrir.

Astrid Waliszek signe ici son premier roman d’une main de maître et l’on peut noter que ce premier roman est édité chez Grasset qui est en soit un gage de qualité.

En général, je ne sais jamais trop comment définir comment écrit un auteur, son style.  Mais la seule chose que je peux affirmer ici, c’est que j’ai aimé la façon d’écrire de l’auteur, cette pudeur, cette sensibilité qui émane de ce texte écrit à la première personne.

A travers de Topolina nous découvrons la solitude d’une femme de 65 ans, qui fait des ménages chez des particuliers et des sandwichs dans un bar, mais elle ne parle à personne et personne ne semble lui parler non plus. Elle vit dans sa tête, mais un jour elle commence à communiquer  par écrit avec l’enfant de la famille où elle fait les mènage, pour une histoire de poisson combattant.Et de nouveau sa vie commence à basculée, et on découvre petit à petit le drame qui à pu la rendre si malheureuse.

J’ai beaucoup aimé ce livre, car les mots sont dit à  mi-teinte sans jamais cette vulgarité du mot cru, la vérité de son malheur n’est pas donné sur un plateau, mais s’installe  petit à petit dans le récit ce qui nous permet, à nous lecteurs de sentir l’ampleur du drame.

Encore une fois, je remercie Astrid Waliszek pour m’avoir permis de découvrir ce premier roman. Et c’est avec beaucoup d’enthousiasme qu’elle s’est prêtée au jeu du partenariat. Je ne serai que dire d’autre que lisez ce livre, pour un premier roman c’est un coup de maître. C’est un véritable coup de cœur.

Je vous laisse découvrir ce roman avec le programme littéraire de France inter Noctiluque présenté par Brigitte Kernel :