Mais
que peut bien être le questionnaire de Proust, beaucoup d’entre vous le savent,
mais il est fort possible que d’autres l’ignorent, pour cette même raison, je
me permettrais de faire un petit rappel avant de rentrer dans le vif du sujet.
Proust
découvre ce test à la fin du XIXe siècle, alors qu'il est encore adolescent. Ce
jeu anglais datant au moins des années 1860 était nommé Confessions. Celui-ci
figure dans un album en anglais de sa camarade Antoinette, fille du futur
président Félix Faure, dont le titre original est « An Album to Record
Thoughts, Feelings, &c » (un album pour garder pensées,
sentiments, etc.). À cette époque, ce genre de jeu est en vogue ; la
mode en vient d’Angleterre : les questionnés peuvent y dévoiler leurs
goûts et leurs aspirations.
Pierre Thiry a publié un roman intitulé «Ramsès
au Pays des Points-Virgules»,
fiction fantaisiste pour tous lecteurs de dix à cent-dix ans... et un conte
pour enfants : «Isidore
Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines »
(illustré par Myriam Saci).
Il travaille actuellement à l'écriture d'un nouveau
roman.
Il a été administrateur de théâtre, vendeur de
disques, programmateur de concerts. Il aime flâner chez les bouquinistes, jouer
du violoncelle, écrire le soir à la lueur d'une chandelle. Il est l'un des
membres des Editions du Paquebot.
Quel est votre principal trait de caractère ?
Une exigeante ambition dans l'amour
des livres et de la lecture.
Je veux d'une part à tous prix
terminer les livres que j'ai commencé : ceux que j'ai commencé à lire, ceux que
j'ai commencé à écrire. D'autre part j'ai tant de plaisir à lire, tant de
plaisir à écrire, j'aime tant faire durer le plaisir que pour lire —autant que
pour écrire— j'aime prendre mon temps : rêver... Suis-je un peu rêveur ? C'est
peut-être cela mon principal trait de caractère..
La
qualité que vous préférez chez un homme ?
L'intelligence,
l'esprit, la franchise, l'humour, le courage dans l'action, le sourire, le son
de la voix, l'ouverture d'esprit, les goûts musicaux, la patience, je ne sais
s'il existe un mot dans la langue française qui parvienne à réunir toutes ces
qualités sous un même vocable.
La qualité que vous préférez chez une femme ?
L'intelligence, l'esprit, la
franchise, la finesse, l'humour, le courage et le dynamisme dans l'action, le
sourire, le son de la voix, l'ouverture d'esprit, la culture, la beauté, le
style, l'élégance, le regard. Cette étonnante capacité à s'émerveiller de
nouvelles chaussures exposées dans une vitrine. Ce subit entêtement à aller à
Hambourg juste au moment où l'on arrive à Anvers. Et en plus de tout cela, les
goûts musicaux. Il existe peut-être un mot pour réunir toutes ces qualités (oui,
j'en suis même sûr, c'est un prénom auquel je pense à l'instant, et que je ne
suis pas tenu de prononcer ici sur votre blog).
Ce que vous appréciez le plus chez vos amis ?
L'ensemble des qualités ci-dessus
énumérées.
Quel est votre rêve de bonheur ?
Prendre plus de temps pour rêver,
penser, imaginer, chercher, questionner, en discutant avec des personnes
formidables. En fait ce n'est pas un rêve ; ce que je décris vient de se
produire aujourd'hui, ce dimanche après-midi.
Quel serait votre plus grand malheur ?
N'être environné que d'imbéciles.
Ce que vous voudriez être ?
Ce que je deviendrai sans doute....
Le pays où vous désireriez vivre ?
Je n'attache que peu d'importance aux
frontières.
Vos auteurs favoris ?
Je lis à peu près cinq livres par
semaines. Mes auteurs favoris sont donc fort nombreux, je n'aime guère me
laisser enfermer sous une bannière ou sous un nom d'auteur...
Vos héros de romans favoris ?
Peut-être ceux que j'ai créé moi-même
: Charles Hockolmess le chat noir au chapeau melon dans « Ramsès au pays des
points-virgules », Isidore Tiperanole dans « Isidore Tiperanole et les trois
lapins de Montceau-les-Mines » quoi qu' Isidore Tiperanole soit plutôt un
anti-héros.
Vos héros dans la vie réelle ?
Martin Luther King.
Le don de la nature que vous voudriez avoir ?
Ah ! Question piège... J'ai trop peur
en y répondant que cela se termine comme dans les contes de Marcel Aymé.
Quelles sont les fautes qui vous inspirent le plus
d’indulgence
Les fautes d'orthographe, surtout
quand c'est moi qui en suis l'auteur. Du reste je me demande à quoi sert
l'absence d'indulgence. Ces fautes envers qui j'agis avec une férocité sans nom
ne cessent de réapparaître avec l'impertinence la plus sereine, et je suis
inlassablement obligé d'agir envers elle avec une absence d'indulgence qui me
surprend moi-même.
Quelle est votre devise ?
Être en décalage ne
signifie pas toujours que l'on est en avance... J'aime également beaucoup celle
de Gustave Flaubert : « L'imbécilité serait de conclure. »
Après ce petit questionnaire de Proust, quelques
questions sur votre actualité pour conclure :
Quels sont vos projets actuels ?
A partir du 19 septembre l'animation
d'une nouvelle série d'ateliers d'écriture à Rouen : « Explorons le temps
d'imaginer » au Café Librairie Ici & ailleurs* (31, rue Damiette 76000
ROUEN). L'achèvement de trois ou quatre autres nouveaux projets en vue de leurs
publications.
Je continue la promotion de mes
livres déjà publiés (« Ramsès au pays des points-virgules » et « Isidore
Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines » : plusieurs séances de
dédicaces d' « Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-MInes »
sont prévues au mois d'octobre : le 19 octobre à Bourg-en-Bresse, le 20 octobre
à Montceau-les-Mines... Et j'espère qu'il y en aura d'autres encore.
Enfin, le projet qui me sollicite le
plus c'est la parution prochaine de mon nouveau livre : « Le Mystère du Pont
Gustave Flaubert ». Une affaire à suivre...
Que
peut-on vous souhaiter?
Pouvoir encore et toujours, continuer
à écrire.
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