Comédie française, Fabrice Luchini


Titre Original: Comédie française, ça à débuté comme ça…
Date de Parution : 2 mars 2016
Éditeur : Flammarion
ISBN: 978-2081379176
Nombre de pages : 256
Prix : 19,00€
Version Kindle : 14,99€


Quatrième de couverture : Il nous a fait redécouvrir La Fontaine, Rimbaud et Céline. Il incarne l'esprit et le panache de la langue française.

En prose, en vers et même en verlan, il a donné sa voix à d'immenses auteurs, auxquels il sait faire respirer l'air de notre temps - en racontant la fureur du Misanthrope à l'ère du téléphone portable, ou la sensualité de "La Laitière et le pot au lait" sur l'air d'une publicité pour Dim.

Il a quitté l'école à quatorze ans pour devenir apprenti coiffeur. Il est aujourd'hui l'un de nos plus grands comédiens, célébré pour ses lectures-spectacles, couronné par la Mostra de Venise pour son rôle dans son dernier film, L'Hermine.

Dans son autobiographie, Fabrice Luchini livre le récit d'une vie placée sous le signe de la littérature, à la recherche de la note parfaite.

Mon avis : Voilà des années que j’attendais de lire un jour du Luchini et c’est bien entendu avec délectation que je me suis plongé dans la lecture de cette autobiographie.

Luchini c’est cet autodidacte amoureux des mots, de la musicalité du mot et de la littérature. Il avait déjà réussi à nous faire aller au théâtre pour le voir lui, ce personnage narcissique, mais pas trop, parler de Céline, Molière, la Fontaine, ou bien encore Nietszhe, les réciter, les commenter avec ce phrasé Luchinien.

Il donne du volume au mot et nous montre qu’il en connaît des choses, mais toujours cette modestie, qui lui fait dire qu’il n’y connaît pas grand-chose, il n’est qu’autodidacte…

Plus qu’une autobiographie, Fabrice Luchini, nous offre ici une critique cassante de notre société.

« Petite parenthèses, On a assisté à une étonnante métamorphose en quarante ans. À la sortie de Mai-68, celui qui prenait un verre de vin rouge était vécu comme un prolo et pas un prolo qu’il faut sauver mais un prolo qu’il fallait faire disparaître. L’alcool était vulgaire. Les gens fumaient du shit. On se promenait dans Formentera avec des djellabas blanches. On écoutait les Pink Floyd et Jimi Hendrix et dès qu’on se rencontrait on s’arrêtait comme des disciples de Jésus sous un olivier. On roulait un grand joint et sans se connaître on partageait un moment où les sens se développaient. Dans les années 1970, un mec aurait dit : « Donne-moi un petit bourgogne », on aurait répondu : « Mais qu’est-ce que c’est que ce beauf ? » On voulait des thés à la menthe, des joints, des promenades, mais un bourgogne avec un jambon cru c’était le summum de la ringardise. » Le déambulant approbatif s’épanouit dans le produit frais, dans la petite auberge. Il fait quinze kilomètres pour trouver le bon fromager. L’idée d’aller faire vingt bornes pour trouver le bon fromager nous serait apparue complètement absurde !  Mais si l’on objective les choses, il est naturel que le bobo ne comprenne pas ce qu’on lui reproche. Il n’embête personne. Il fait monter l’immobilier. Il restaure des quartiers entiers. »


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