Kong Nyong, le petit garçon qui survécut au vautour


@Luis Núñez
En 1993, Kevin Carter part au Soudan pour photographier et dénoncer la guerre et la famine qui touche le pays. Un beau jour, il se trouve au bon endroit au bon moment, si l’on peut dire. Il fera la photographie qui illustrera parfaitement la situation « La petite fille et le vautour ». 

Cette photographie le fera gagner le Prix Pulitzer, la critique du public pour ne pas avoir aidé cette enfant mourant. Traumatisé par ce qu’il a vécu, et avec ce sentiment de culpabilité pour ne pas avoir aidé l’enfant, il mettra fin à sa vie en 1994.

Personne n’a vu mourir le bébé, la photographie elle-même dément le destin tragique que tout à chacun à donnée à cet enfant.

L’enfant sur la photo, porte un bracelet en plastique de l’ONU, si l’on regarde le cliché en haute résolution, l’on peut voir le nº T3. Florence Mourin coordinatrice du dispensaire à cette époque confirme qu’ils utilisaient deux lettres la « T » pour malnutrition avancée et la « S » pour ceux qui n’avaient besoin que d’une alimentation supplémentaire. Et le numéro, correspondait à l’ordre d’arrivée des patients.

La petite fille n’en était pas une et Kong Nyong n’est pas mort ce jour-là. La famille de l’enfant qui vivait dans un village voisin, confirmèrent qu’il avait survécu à cette famine, cependant, il mourut quatre ans plus tard d’une fièvre aiguë.

source: elmundo.es

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